Estelle Babut-Gay
Dans mon atelier, rien ne naît de la matière neuve. Chaque sculpture commence par une rencontre : un vieux marteau oublié dans une grange, une pince marquée par le temps, un ustensile de cuisine qui a servi des milliers de repas, quelques clous tordus, une clef rouillée, une tenaille fatiguée.
Ces objets ont vécu. Ils portent la trace des mains qui les ont utilisés, des gestes répétés, du travail quotidien. Avant d’être matière, ils sont déjà histoire.
Dans l’atelier, ces fragments du monde ordinaire se rassemblent. Par le feu de la soudure à l’arc, les outils d’hier deviennent les personnages poétiques de mon univers.
Cela fait plus de trente ans que j’expose d’abord mes collages, puis mes assemblages de bois flottés et maintenant mes sculpture de récup’ en métal.
Cela a donc attiré la presse locale.






